I forgot.

lundi 20 octobre 2008

Je me suis totalement arrêté dans mon récit indonésien, du coup vous n'avez que les mauvaises impressions. Mais en vrai on a fini par la rencontrer ladite Nimitz, on s'est fait balader, et c'était bien sympa.
Et puis on a passé 2-3 jours à Bali, le stéréotype sable blanc-cocotiers.

Juste un peu perdu la fièvre de l'écriture...


Et ce message est totalement post-daté

Jakarta - Monday food

lundi 29 septembre 2008



Le lundi commence par une bonne nouvelle : on reçoit un sms qui nous vient de KL "j'ai raté mon avion samedi, j'arrive ce soir à 17h à JK; vous êtes pas déjà partis j'espère ?"
Ca va qu'on prévoyait de prendre nos billets d'avion au petit matin ! Le lundi donc, on attend donc l'arrivée de Nimitz à 17h. Ouais, Nimitz, comme les porte-avions, faute de goût, j'sais pas ce qui est passé dans la tête du père, nan. Mais on se doute qu'une visite de "l'intérieur" vaut le détour, alors on est impatients, comme des gamins.

En vrai jusque là tout n'était pas si terrible, juste qu'on a mal réagi, qu'on se dit. Et en fait, le truc pas mal du tout à Jakarta, encore une fois, c'est la bouffe ! On a trop bien mangé !



Et comme d'habitude à Singap', on vérifie avec succès le dicton : "plus l'endroit où on mange à l'air dégueu, plus ce qu'on te sert a des chances de compenser". (et en plus, ce sera pas cher).



Alors on a mangé dans des endroits miteux avec des couverts sales, des mouches qui te tournent autour, et la tête dans la pollution, mais on a bien mangé. L'effet secondaire agréable, c'est que les rares européens que tu croise te regardent avec des yeux pas possibles genre "nan, ils mangent vraiment ici ?" et t'es sûr d'être bien tranquille. Le truc plutôt à la mode c'est ces p'tites roulottes à tout faire de bord de route, dans lesquelles y'a tout un nécessaire à cuisiner. C'est assez impressionnant de voir le gars cuisiner, et de noter toutes les astuces employées pour gagner de la place et/où des sous.



Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est le soto ayam (soto = soupe ; ayam = poulet; l'indonésien c'est facile y'a pas de grammaire). C'est une soupe (généralement pas mal épicée, comme quasiment tous les plats, l'astuce étant de manger les cacahuètes grillées servies avec aussi quasiment tous les plats: c'est un neutralisant "d'épicé" terrrrriblement efficace) de poulet, avec des petites nouilles fines translucides, et des petits légumes dont entres autres des fines lamelles de chou chinois. C'est en général servi avec un bol de riz et des chips à la crevette faites maison. 70 centimes d'euros en comptant la boisson, Teh botol ! (C'est un bête thé sucré, servi froid dans des bouteilles Coca-Cola-like. Le gars qui a eu l'idée toute con de mettre dans des bouteilles en verre du temps doit être horriblement riche)

Slurp !



Ce qu'on trouve aussi facilement, c'est les différents satays (sate !). Ici, c'est du poulet, sate ayam, mais y'a du poisson aussi, sate lilit, du boeuf, du mouton, etc... Viandes fumées servies dans une sauce aux cacahuètes et avec du riz, miam !

Et puis y'a aussi les nasi goreng (nasi = riz ; goreng = grillé, enième variation des riz mêlés : y'a ceux au poulet, ceux "special", ceux aux fruits de mer, ceux végétariens...), les diverses viandes carbonisées dont ayam bakar ("poulet brûlé") et des sortes de toasts locaux, roti bakar, etc... etc...

(photos Chandra Marsono, Gary Lai, Killer Turnip, alexmama et satya.m)

Jakarta - Panicking

dimanche 28 septembre 2008


Ouais. Sortir, c'est terrible, parce que le traffic à Jakarta, ça vaut le détour. En fait si vous regardez les pages flickr d'où sont tirées ces photos, vous lirez un peu partout "rush hour", heure de pointe. Mais le truc, c'est que si tu parles un peu aux locaux, on te diras qu'à Jakarta, quelle que soit l'heure, c'est _toujours_ l'heure de pointe. Le seul paramètre qui varie étant où se situe l'énorme monstrueux bouchon. Pour parler clairement, n'importe quel déplacement en taksi, c'est minimum 30 minutes, même pour aller quasiment la porte à côté. 2 heures de temps de trajet pour une course basique n'est pas non plus exceptionnel....

Le gouvernement n'en peut plus, il y a quasiment une voiture par habitant ici, et les mesures prises pour réduire le traffic ne fonctionnent pas. (Concrètement, sur certaines portions de routes, il est interdit de circuler seul dans sa voiture, sans quoi vous devrez payer une très lourde amende pour l'indonésie [150 000 Rupiahs, soit ~10€, interdit de rire]. Contre-solution débrouillarde simple, et qui en plus créee des nouveaux emplois : aux entrées et sorties de ces routes, des dizaines de personnes attendent, pour faire "sac à patate" sur ces portions de routes contre 1 000 à 10 000 rupias, moins d'un euro. Le traffic n'est pas réduit, personne ne paye d'amende, pas terriblement efficace) Alors la solution, ici comme dans la plupart des villes asiatiques, c'est les scooters/motos, qui pullulent, vu qu'on peut trouver facilement son chemin dans les embouteillages. Mais bien sûr, pour passer, il faut que les voitures te laissent un petit bout de place. Alors ça klaxonne. Et ça klaxonne constamment... Des milliers et des milliers de motos qui klaxonnent toutes les secondes, pour pouvoir passer...
Combiné aux embouteillages, à la pollution suffocante et compagnie... c'est vraiment le dernier ingrédient pour un cocktail "méga-stress", franchement paniquant.



Et pour reprendre un dicton du coin : tu marches 20 mètres à Jakarta, t'es mort. Y'a plusieurs significations : personne ne respecte rien sur les routes et roule n'importe où sans trop faire attention; comme en Égypte, pour traverser, vu que les passages piétons font juste figuration faut se lancer hardiment au milieu du traffic en faisant confiance aux gens pour t'éviter (littéralement, si t'attends qu'on te laisse passer, au bout de 10 minutes une vieille femme ou un gamin prend pitié de toi, viens te prendre par la main et traverse sans regarder); et puis bien sûr t'es le blanc ici, millionaire (rappel : 1M Rp ~= 73€), et les rues ne sont bien évidemment pas sûres pour toi : seul un taksi d'une compagnie renommée t'assures une relative sécurité. Ouais, drôles, ces premiers jours.

En fait en y regardant de plus près, pour caricaturer, les touristes à Jakarta y restent pas bien longtemps, et pas dans le backpackers miteux dans lequel on était. Les Ritz, Hilton et Méridiens sont peu chers, et décentrés. Autour de nous donc, que quelques voyageurs en transits pour deux trois jours, les autres étant des junkies et des gros dégueulasses qui ne voyagent pas avec leurs femmes.

Mais nous, tu vois, on persiste, on aime cet environnement miteux et craignos, et on va même y rester ô mon Dieu, 2 jours. En fait, on a pas le lonely planet avec nous. Tout ce qu'on a, c'est un mail d'un pote Indonésien qui vit maintenant à Singapour, et qui nous file les bons coins pour aller manger, et les endroits pas chers pour se refaire une garde-robe.
On avait bien rendez-vous avec une nénètte que Saul avait rencontré à KL (Kay Elle, Kuala Lumpur pour les intimes du Sud Est Asiatique), et qui revenait voir sa famille à Jakarta le même jour que nous. Naïfs, on étaient tous heureux de se faire montrer les bons coins par des locaux, mais, hé, la belle donzelle nous a posé un lapin, et ne décroche pas son téléphone.




Et puis aussi, ce qu'on vous a pas dit les petits... c'est que c'est le Ramadan, et que l'Indonésie est un pays majoritairement musulman... Ahah, ohoh, drôlerie !

Pour le coup les prières qui m'avaient parues si mélodieuses au petit matin lors de mon atterrissage au Caire, lorsqu'elles sont scandées tout le jour durant à tous les coins de rues à tel point qu'on ne discerne plus d'où vient telle ou telle prière perdent un peu de leur charme...
C'est pas forcément facile de trouver à manger pendant la journée, mais ç'est pas le pire.
Notre premier soir, c'était samedi soir... "Saturday night, dans une ville aussi peuplée, ça doit être gigantesque !" Alors riches de nos millions et endimanchés de nos nouvelles chemises trop classes - 5€ l'une -, on a fait : "taxi: au palace !". Direction "X-2", la boîte la plus hype de tout Jakarta, bondée à craquer tous les soirs; pt'être même que même nous, des étrangers, on pourrait se voir refuser l'entrée un samedi soir, qu'on nous avait dit... Je vous passe l'épisode "3h de transport crisant pour y aller, dont 2h avec un taksi qui se fout de notre gueule", on arrive là-bas à minuit, crispés comme pas deux. Y'a plusieurs salles, on fait le tour... Tient la première c'est plutôt ambiance lounge, 'pas l'air d'avoir trop de succès... La deuxième, jazzy, archi-vide... la troisième.... etc... C'était archi-vide, en tout et pour tout peut-être 150 personnes dont 20 serveurs, 30 putes, et 5 autres européens bien gros et dégueulasses et qui nous font honte...
Bien déçus de la nighlife à Jakarta pour le coup... ! Mais, okay, on a été complètement naïfs, et il apparaît donc que l'on ne plaisante pas avec le Ramadan, même pour les p'tits jeunes branchés... privés de sorties !

C'est donc las, déçus et stressés que l'on s'apprête à quitter Jakarta le lundi matin. On se renseigne sur le train pour aller à l'Est de Java, et ensuite traverser jusqu'à Bali en bateau, mais tout le monde nous regarde avec des gros yeux : Le train ? ça prendra plus de 30 heures, vous pourrez pas dormir parce qu'il faudra faire attention à vos affaires, c'est pas sûr, machin machin... Okay. On regarde pour l'avion, hop on prendra demain nos allers Jakarta-Denpasar, c'est vrai que ç'est bien moins drôle, mais ça nous coûte 450 000 Rupiahs chacun, une misère, alors bon, on va pas pleurer.

(photos Chandra Marsono, Ramon2002, Ian Riley, et sam739146)



Les premières impressions à Jakarta sont terribles, franchement désagréables. C'est pollué, bruyant, odieux, stressant, terrible.

Oui je savais, je m'y était préparé; mais c'est quand même dur pour les premiers jours.

Jakarta la folle; Jakarta la ville aux 20 millions d'habitants (Saul, pensif, me faisait remarquer que les Pays-Bas comptaient moins de 15 millions d'habitants) ; terriblement polluée... Tout le monde se ballade avec des masques sur le visage, il y a un brouillard grisâtre constant, et même si le ciel est toujours dégagé, la nuit on ne voit absolument aucun éclat, aucune étoile dans le ciel toujours grisâtre.

Il fait théoriquement bien moins chaud que Singapour, avec un climat plus sec; mais la réalité est toute autre... oui sur le mercure il fait peut-être moins chaud (encore que je n'ai pas mesuré) mais la pollution rend vraiment l'expérience très désagréable. C'est Grenoble en été, avec des températures tropicales, en somme. Terrible, dégoulinants et complètement asséchés dès lors qu'on met un pied dehors.

Et mettre un pied dehors à Jakarta.... c'est toute une aventure.




(photos timekin et tima)

Recess week

mercredi 17 septembre 2008



Samedi commence le recess week: après quasiment deux mois de cours, c'est la mi-semestre ici, et nous avons droit à une semaine de vacances. Ouf !
Voici donc, sur cette carte, le programme de ces vacances studieuses que je vais partager avec Saul: Vols Lionair Singapour-Jakarta Samedi 20, et Bali-Singapour le 28.

Et c'est tout ? Bah oui, les vacances programmées à la minute près, c'est pas drôle... On se demande si 7 jours seront suffisants pour couvrir les 1000 kilomètres entre Jakarta et Bali... On vous racontera :-þ

P.S.: Les gens pas drôles ici racontent que Lion Air est pas fiable "juste" parce qu'elle est blacklistée en Union Européenne et aux États-Unis. Bah nous, on lui trouve rien cette compagnie; elle est juste pas chère, et cha chè bien.



Considéré comme un plat "spécial" pour occasions particulières car relativement « cher » (S$5, moins de 2€), nous avons du mal à nous en passer, et y revenons en général toutes les semaines : c'est une sorte de grosse... crêpe ? (La pâte extérieure est très fine mais très élastique, très levurée... ça me fait penser à de la pâte à brioche crue... salée. Pas terrible la description !) remplie d'oignons, d'oeuf, et au choix, de poulet ou de mouton. Le tout est servi avec un bon curry bien épicé. Magique !




Ce plat-ci est par contre un plat de tous les jours; les travailleurs indiens font tous les soirs la queue devant la food stall correspondante pour emporter ce plat. C'est un riz mélangé, avec coriandre et plein d'autres choses peu identifiables pour moi, ni à l'oeil, ni au palais ou au nez... Avec le riz on trouve au choix un gros morceau de poulet, ou des délicieuses pièces de mouton (confites ?). Bien évidemment, le tout est accompagné d'un curry, on mange indien tout de même... !

(photos Brenda Lee et Food Trails)

MRT pub crawl

vendredi 12 septembre 2008



Une sorte de "barathon" à la Singapourienne. Rendez-vous est donné via fessebouc, et mercredi soir, 19h00, 300 à 400 étudiants en échange se retrouvent au terminus d'une des lignes de métro de Singapour. Distribution de T-shirts oranges ( devant : My name is ____ ; derrière : and I'm a ____ , à remplir... ) de marqueurs, formation de groupes de 50 identifiés par des bracelets de couleurs, et on s'engouffre groupe par groupe dans les métros.

Le principe ? on parcourt en gros toute la ligne de métro, et à chaque arrêt, on descend, et on prend un coup à boire / un truc un manger dans la supérette du coin.

Ce qui est marrant ? tu arrives, tu connais personne ou quasi, tu fais la connaissance de plein de nouvelles têtes. ça dégénère, on a tous des conneries écrites de partout sur nos T-shirts... les organisateurs, locaux, font attention à l'éthique, et on se fait rappeler régulièrement les règles du métro (ne buvez/mangez pas à l'intérieur, ne bloquez pas le passage...) ; et quand on fait mine de pas les écouter, on se fait rappeler à l'ordre, non pas par les organisateurs, mais par des micros "pour votre sécurité, prière de rester derrière la ligne jaune tant que le métro n'est pas à l'arrêt": le personnel en gare est vigilant, nous sommes surveillés... !



Destination finale ? Un club sur Orchard road, LA rue huppée de singapour, où tout le monde se retrouve. Cher, mais on s'en fout, nous on paye l'entrée pas cher ce soir, et on a pas bien besoin de boire plus à l'intérieur...

À quand le même dans le tram de Grenoble ? Ce qui était sympa ici, c'est que c'était inter-universités, ça faisait donc vraiment plein de nouveaux gens :-)

Photos : tirées du groupe fessebouc, pas plus de crédits que ça, désolé :-(